Communauté : Olaf de Bergisch Gladbach

Dans le cadre de notre série de portraits de la communauté, le photographe Detlef a rendu visite à Olaf en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Nous savions qu’il n’y aurait pas de retour en arrière
Section intitulée « Nous savions qu’il n’y aurait pas de retour en arrière »Michael : Bonjour Olaf, merci de prendre le temps de répondre à nos questions. Parlez-nous un peu de vous et de la façon dont vous en êtes venu aux voitures électriques et à la charge sur surplus solaire.
Olaf : Bonjour Michael, avec plaisir. J’ai 52 ans, je suis marié et j’ai deux filles. En 1998, j’ai cofondé ma première entreprise dans le e-commerce, où je dirigeais l’équipe des administrateurs système. Je suis toujours actif en tant que cofondateur et consultant dans plusieurs entreprises.
Je me suis intéressé aux voitures électriques il y a environ quatre ou cinq ans. Avant cela, je ne les avais jamais sérieusement envisagées et j’étais influencé par l’étrange couverture médiatique. Je pensais que les voitures électriques prenaient facilement feu et avaient une autonomie limitée. Je ne me souviens plus exactement de ce qui m’a poussé à m’y intéresser à nouveau, peut-être un article de blog ou un ami qui m’a parlé de la lutte contre le changement climatique. Début 2020, je regardais des chaînes YouTube sur les voitures électriques à venir en Allemagne.

Il est vite apparu qu’un Enyaq ou une Model Y correspondrait le mieux à nos besoins. Malheureusement, ces voitures ont mis du temps à être disponibles, si bien que j’ai fait installer les chargeurs avant l’arrivée de notre première voiture électrique. Après 5 500 km parcourus sans stress avec l’Enyaq pendant nos vacances d’été en Espagne, il était clair pour ma famille et moi qu’il n’y aurait pas de retour en arrière. Nous avons immédiatement vendu notre dernière voiture thermique. Une fois qu’on s’est lancé dans la mobilité électrique, l’étape logique suivante est de s’équiper d’une installation photovoltaïque pour la charge sur surplus.

Michael : Impressionnant, vous vous y êtes donc mis à cause du changement climatique, puis vous avez approfondi le sujet. Je suis curieux : à quoi ressemble votre équipement technique à la maison ?
Olaf : L’installation photovoltaïque fait 18,92 kWc. Six de ses panneaux sont posés sur une lucarne un peu plus plate, orientée nord-nord-ouest. Nous avons deux onduleurs Huawei et une batterie domestique Huawei LUNA2000 d’une capacité de 15 kWh. Nous utilisons trois chargeurs Alfen Eve Single Pro-line 22 kW, et evcc tourne dans Docker sur mon Synology. Nos trois voitures se chargent régulièrement à l’énergie solaire. En plus de l’Enyaq, nous avons une Model Y et, depuis un an et demi, une Fiat 500e.

C’est là que j’ai été conquis
Section intitulée « C’est là que j’ai été conquis »Michael : Comment avez-vous découvert evcc et pourquoi l’utilisez-vous ?
Olaf : Au départ, l’installateur solaire et moi avons essayé de faire fonctionner les chargeurs Alfen avec le surplus à l’aide d’un compteur intelligent Elgris. Nous avons réussi à afficher les valeurs actuelles, mais pas à ajuster la puissance de charge. Quand le support d’Alfen m’a dit que la fonction était encore en bêta, j’ai cherché d’autres solutions de charge sur surplus solaire et j’ai trouvé evcc. J’ai aimé son approche modulaire, qui permet à des appareils de différents fabricants de fonctionner ensemble. On peut ainsi faire fonctionner n’importe quel onduleur avec n’importe quel chargeur. Il est open source et activement développé, ce qui m’a suffisamment intrigué pour essayer de l’installer. Après avoir surmonté les subtilités du fichier YAML et vu evcc ajuster la puissance de charge au surplus solaire par petits paliers de quelques watts, j’étais conquis.

Michael : Je comprends. C’est fascinant de voir le logiciel réguler la charge, surtout quand il s’agit d’optimiser l’électricité qu’on produit soi-même. Quelle est votre fonction préférée ?
Olaf : Ma préférée est le mode Solaire, qui adapte mes chargeurs au surplus produit en ce moment par le toit. J’apprécie aussi d’autres avantages, comme le fait de ne charger la Fiat 500e que jusqu’à 80 %, ce qu’elle ne sait pas faire seule. Les valeurs de production solaire sont plus récentes que dans l’application Huawei, qui ne se met à jour que toutes les 5 minutes. J’ajuste le paramètre « Puissance résiduelle » dans l’interface pour définir une marge, afin de ne pas tirer d’électricité du réseau quand un nuage passe ou qu’un gros appareil est allumé. Peu importe alors que l’aspirateur ou un sèche-cheveux s’allume et s’éteigne sans arrêt pendant la charge. L’onduleur régule cela en quelques fractions de seconde avec la batterie domestique. Malheureusement, evcc est ralenti par le dongle très lent de Huawei, par lequel passent toutes les mesures, si bien que j’ai dû porter l’intervalle d’evcc à 45 secondes. Mais les paramètres d’evcc offrent des solutions de contournement pour presque tous les problèmes.
Michael : C’est super de voir evcc compenser les faiblesses du fabricant. Utilisez-vous des intégrations avec d’autres systèmes comme Home Assistant ou Grafana ?
Olaf : Pas encore. C’est un domaine nouveau pour moi, et je manque actuellement de temps pour l’explorer. Je suis plutôt satisfait des fonctions intégrées d’evcc.
| Composant | Description |
|---|---|
| Installation photovoltaïque | 18,9 kWc, en partie orientée nord-nord-ouest |
| Onduleurs | 2 × Huawei SUN2000 |
| Batterie domestique | Huawei LUNA2000 de 15 kWh |
| Chargeurs | 3 × Alfen Eve Single Pro-line 22 kW |
| Véhicules | Škoda Enyaq, Tesla Model Y, Fiat 500e |
| Pilotage | evcc sur Synology dans Docker |
Michael : Noël approche. Si vous pouviez faire un vœu pour le développement futur d’evcc, quel serait-il ?
Olaf : Passer la configuration d’un fichier YAML à une interface serait un énorme progrès. Cela simplifierait beaucoup de choses. Un pilotage intelligent des pompes à chaleur serait aussi génial, car nous remplaçons notre ancien chauffage par une pompe à chaleur Lambda. Ce serait bien d’utiliser evcc pour chauffer le grand ballon tampon avec le surplus d’électricité et d’éviter ainsi l’électricité chère du réseau la nuit.
Michael : Ça tombe bien. Notre dernière version a ajouté les premières intégrations de pompes à chaleur et un modèle SG Ready. Beaucoup d’autres choses arriveront l’année prochaine. Merci encore, Olaf, d’avoir partagé votre installation et votre parcours personnel vers « la mobilité électrique et la charge efficace ». Je vous souhaite, à vous et à votre famille, un joyeux Noël et encore beaucoup de plaisir avec votre installation.